Les autres sentiers musicaux des années 80

Musique des 80’s: les autres sentiers.

Pas de nostalgie (étymologiquement synonyme de « grosse tristesse »).
Pas de tabula rasa, qui se veut d’oublier totalement le passé.
Pour certains, les années 80, ce sont les années pognon, les années kitchs. Pour d’autres, les années folles, les meilleures années. Question de génération pourrait-il sembler… mais sommes-nous dévoués à ce passé? Et sommes-nous justes quand nous ressassons : « ah c’est sûr, c’était mieux avant » ?
De multiples débats de comptoir à défaillances multiples interloquent certains mélomanes :
« – Alors tu écoutes quoi ?
– Oh un peu de tout… certains trucs des 80’s.
– Des groupes des années 80 ? »

Oui, nous pouvons gloser sur des symboles populaires en visant de nos snippers les pâles copies d’aujourd’hui, imitatrices de leurs grands frères (aînés de trente ans). Nous pouvons aussi rire et parodier, voire conchier avec la tête, avec les doigts une liste exhaustive de clichés : nuque longue, fluo, rubis-cube, baskets montantes, guitare-synthé, maquillage outrancier, téléphone en néon. Non pour la musique : clips hollywoodiens, nuque et tics, je veux faire l’amour à la caméra, je fais des sauts périlleux et mets trop de rouge à lèvre)… NON, NON ! LA MUSIQUE !! LES OREILLES !!!
Bon. Et oui, il n’est pas évident de parler musique des années 80 sans coller à sa peau toute une imagerie, car le clip télé a fortement marqué voire influencé nos mémoires. Il a donné une certaine direction à notre vision musicale sur la décennie Reagan/Gorbatchev/Mitterrand…
Donc, pour les clichés, ou repères musicaux dirons-nous :
o Nous entendrons de beaux soli de guitare électrique au milieu d’une chanson douce,
o Un clavier se transformant en fanfare,
o Des échos dans la voix,
o Une colorisation permanente de tout instrument,
o L’acoustique malmenée : la guitare acoustique est retraitée, le violon se fait remplacer par le synthétiseur, les percussions deviennent claquantes, comme si elles devaient sidérer l’auditeur.
Mais ne sommes-nous pas excessifs voire grossiers en synthétisant au plus ridicule la musique des années 80? Car comme dirait ma mamie, c’est en cherchant que l’on trouve! Et en cherchant nous pouvons trouver d’autres sentiers musicaux.
Pour ceux qui adorent ces années-là, pour ceux qui haïssent ces années-là, pour ceux qui s’en fichent complètement : je chroniquerai 20 albums afin de vous faire (re)découvrir d’autres sentiers musicaux sur les années 80 et vous démontrerai que leurs sons et leurs créativités ne sont pas devenus forcément typés.
Note de l’auteur : Je ne parlerai pas ici des créations en musique contemporaine, électroacoustique, trad. ou jazz. Le but de cette chronique est de jouer sur l’ambigüité des fameux débats de comptoir. Et ce qu’il nous reste à nous faire découvrir ici, c’est qu’un éventail différent pourrait rappeler que les années 80 ne sont pas totalement figées.

« Allez viens copain » (Marc L’avoine).

ILS ONT JOUE AVEC CE SON TYPIQUE DES 80’S

1.YMO american1- Yellow Magic Orchestra: 1st album (1978)
Groupe japonais monté par Haruomi Hosono et Ruichi Sakamato (mais si ! le méchant dans le film Furyo). Cet album annonce clairement la fin des années 70 vers une ère synthétique. Le concept de ce groupe étant de faire jouer un mélange des genres connus par des instruments entièrement électroniques : jamais un groupe n’avait tant mélangé le kitch et le sublime. Le disco spatial à la senteur des rouleaux de chewing-gum Uhu !! Les fans de musiques 8bit low-fi apprécieront !

2- King Crimson : Discipline (1981)4.king crimson
Le phare du rock progressif propose ici un nouveau line up (A. Belew au chant et guitare, T.Levin à la basse et stick) ainsi que des morceaux plus dansants, toujours complexes, et tonitruants…ça slame, ça groove, avec des chevauchements/décalages au combien savoureux… il parait l’un des seuls 70’s de ce genre à avoir « survécu »( à contrario de Genesis, Yes, Jethro Tull, Gentle Giant, Pink Floyd, Santana…). En réécoutant ce disque, on s’aperçoit de la qualité et l’originalité des compositions. Il surprend, même avec un son typé eighties (chorus, batterie froide et claquante, la guitare transformiste en synthé). Si (personnellement), les deux albums suivants marchent moins bien, ce groupe a traversé les années 80’s sans trop de bobos…

3.lauries3- Laurie Anderson: Big science (1982)
Laurie Anderson vit tel un globe trotteur artistique: elle va chercher ses thèmes dans la technologie et ses effets sur les relations humaines. De nombreux duos avec P. Gabriel, B. Eno, Lou Reed (son époux), J.M. Jarre, B. Mac Ferrin et d’autres grands nous prouvent sa réputation qualitative. Entre chanson, électronique, instruments du monde. Sa voix est parlée/chantée, ses arrangements simples mais soignés. Sa musique minimaliste. Anderson est une fouineuse de mélanges et de sensations méditatives; elle guide son public entre simplicité et novation. Son hit «O superman» dévoile encore un système D que nous appelons maintenant « Home studio ».

4- Frank Zappa: jazz from Hell (1986)5.zappa jazz from hell
Attention! Disque peu abordable : aussi bien pour les fans de Zappa que pour les accros 80’s! Ce qui est fascinant avec cet opus, c’est cette cassure avec le monde du Rock Band qui claque. Et notre Franky, bien connaisseur des orchestres Varésiens, va concocter tout un orchestre « jazz-classique-rock »dans un « Synclavier ». Des compositions complexes, étonnantes, des chutes abruptes. Le 80 n’est plus un son, il devient un outil !

DES COURANTS OBSCURS NAISSENT…

À la recherche de la division de la joie et de sa cure, nous irons plonger nos oreilles dans les sinueux abîmes, la où l’ombre nous attend. Et oui, si le trop plein de couleurs persistent (appareil kodak, lessive mir), l’absence de couleur et le crachat contre le bisou surgissent et rugissent.

6.Shub nigurathx1- Shub Niggurath : les morts vont vite (1985)
Bienvenue dans le théâtre noir de Shub Niggurath (nom d’un personnage de Lovecraft’s).ce groupe parisien prend le plus noir de la zheul music. Si Alice Cooper ou Christian Death vous font peur, écoutez ça ! Des pièces macabres, oppressantes et incantatoires… Les morts vont très vite !!

2- Napalm Death: Scum (1987)8.napalm
On me dira “Oui, tu as choisi un disque de grindcore (traduisez musique raclée, plus violente que le métal lourd), ce n’est même pas ce que tu écoutes, et puis il ya tant d’autres groupes de métal… » Certes, mais je dois avouer qu’avec le recul, le deuxième vrai album de ce groupe américain est novateur, et qu’aucun groupe n’est allé jusque là (Venom, Slayer, Sepultura, Anthrax, Voïvod, Testament, Blackflag, GG Allin, Exploited…) Tu ne regardes même pas la pochette, tu mets le disque, tu ouvres grand tes p’tits oreilles. Et là : Quel bruit, quel furie, quel rage en si peu de temps (ah on n’est pas chez Europe, que j’ai plus écouté pourtant). Certains ne les remercieront pas, mais c’est de la faute à Alice Cooper et Zappa, en 1967 : fallait pas faire de bruit.

7.neubauten3- Einstürzende Neubauten: Zeichnungen des Patienten O. T. (1983)
Ah, l’Allemagne, ses frites, ses tongs… ce disque est devenu un des phares de la musique noise et de la contreculture. Ce petit bijou nous caresse de bruits concrets et tranchants, nous révélant ainsi à notre urbanisme. La voix charnelle et glaçante du chanteur laisse une empreinte auditive : son timbre et sa locution nous entraine vers l’acidité de ce bas monde. À l’écoute de cet album, il est renversant de pouvoir comparer tout une palette sonore (comme Human League, Iron Maiden, Toto, Whitney Houston, Depeche mode, France Gall) avec ce disque. Oui, celui-ci est bien plus agressif, bruitiste et brut. Mais l’impact sonore de cet album est une expérience qui rend troublante et complexe notre vue sur ces années.

4- Univers Zéro: Uzed (1984)9.univers zero
On pourrait converser de tant de mauvais clichés sur la Belgique qu’un Sac à Cadavres 6 paraitrait. Le groupe belge Univers Zero, membre du Rock In Opposition depuis les années 70, a pris un relai sur la brèche ténébreuse du groupe Magma. Rien que la pochette de « Uzed » est singulière. Le disque propose des compositions entre le jazz, le ballet violent, et la bande d’un film angoissant. Daniel Petit, le batteur a un jeu très particulier, entre le chabada et la percussion primitive. Les cuivres, les bois et les cordes, vont se mêler à ce bourdonnement nerveux pour nous livrer à nos propres angoisses. Un vrai joyau noir !

QUOI QU’IL ARRIVE, ILS SONT EN DEHORS DE LA VAGUE

Attention petit lecteur fou furieux : il y a ici aucune posture d’haïr ses contemporains! Dans un genre : « oui, j’écoute des trucs différents donc je suis mieux que vous. » Pas du tout. Simplement, comme pour la lignée des francs-tireurs, ces artistes proposèrent autre chose, une musique nouvelle…

10.the residents 19841- The Residents: the fourth part of the mole trilogy (1984)
“Oh! ils ressemblent à Daft Punk » (à moins que…) : avec leur look mystérieux et leur volonté de contrecarrer tout le business du disque, The Residents offrent une musique toujours innovante… Il est très difficile de choisir «1 disque » de leur discographie : rien que pour les années 80, 2 disques par an, fourmillant à chaque fois de concepts et d’originalité. Et il y a quelque chose d’étrange et de familier avec eux. De plus, ils se permettent par leur décalage de pointer du doigt ce monde décalé dans lequel nous vivons, en faisant voler en éclat toute idée confortable.

2- Sussan Deyhim/Richard Horowitz: Desert equations (1986)11.desert equations
Voici une excursion Electro-Perse avec cet « ethno-techno duo ». La voix de l’Iranienne Sussan Deyhim, sublime et dominante, et le compositeur américain Richard Horowitz, derrière des dunes virtuels et oasis électroniques. Aux clichés caducs, ce terrain défraichi influencera le groupe Mahjoun, un des groupes de la musique nouvelle. Cet album surprenant offre un voyage saisissant, loin du new-age chiant. Aussi, « The Sheltering Sky » (titre d’Horowitz) obtint un Globe à sa sortie.

12.biota3- BIOTA: Lookout (1989)
Biota est un collectif musical de Fort Collins, Colorado. Ils manipulent l’électronique venant des sons acoustiques, principalement des instruments traditionnels. Ils débutent sous le nom de Mnemonists (un groupe de savants et d’artistes dont l’objectif était de s’interroger sur l’opportunité de bombarder les enfants avec la technologie). Leur son est réputé pour être abstrait, et difficile à entendre comme venant de sources acoustiques. Entre le floue d’un autre monde, la texture dense et fortement influencé par le jazz et les diverses formes de la musique populaire.

4- R. Stevie Moore. Glad music (1986)13.r stevie moore
De loin un des outsiders les plus prolifiques et les plus incompris des Etats unis. Un des précurseurs du DIY et du home studio, en s’auto-promettant avec des clips fait maison! Sur de la pop légère et naïve, des choses inattendues font de Moore un original. Ses textes aussi. Depuis les années 60, sa prolifération s’étend sur une 40aine d’albums. À sa mort (en 2002), un archivage important sur le net s’est établi pour faire découvrir son univers musical. Glad music est une bonne d’entrée, car cet album est surprenant, très varié, et se frotte bizarrement à la légèreté de la décennie 80. Le charme d’une production fait maison, les interprétations entre voix fluette et grave, les surprises dissonantes sur ses titres sautillants hors-normalisent ce paysage musical 80’s!

ET EN FRANCE???

Ah, ce n’est pas évident, comme dirait mémé. Quand nous faisons des premières recherches, nous retrouvons Francois Feldman, Alain Chamfort, Philippe Castaldo, Peter et Sloane, Pierre Bachelet, Johnny Hallyday, Etienne Daho, Michel Berger, France Gall, Lio, Eli Meideiros, Indochine, Animo, Les Avions… Mais oui mais c’est bien sûr! Si nous cherchons ailleurs nous trouvons forcément autre chose.

14.karl biscuit1- Karl Biscuit: la morte (1983) crammed discs
Ce compositeur marie la new-wave chorégraphique et les dédales électro. Sa musique sert au chorégraphe Philippe Ducouflé. Encore une fois, nous sommes en plein electro typé des années 80’s, met avec une approche très singulière. Karl Biscuit présente un univers loufoque, froid, interrogateur. Le tout est mijoté dans une sauce de morceaux disco chantés en plusieurs langues. Pour ceux qui aime Art of Noise, Propaganda, Soft Cell, Depeche mode, Jacno, Frankie goes to Hollywood… Je conseille vivement cet album bien plus sophistiqué et original !

2- Jean Francois Pauvros: Le grand amour (1985)15.pauvros
Jean-François Pauvros enregistre en 1985 Le Grand Amour avec le guitariste Arto Lindsay (ex DNA), le chanteur Ted Milton du groupe Blurt. Des chansons courtes, des rythmes simples, l’énergie du rock. On y est et… on n’y est pas ! Et c’est ça qui nous surprend avec Pauvros : une énergie, un amour de l’authenticité. Les textes sont en anglais, avec des titres français, les parties de guitare sont bruitistes. La batterie répétitive. La voix languissante. Il faut l’aborder plusieurs fois, et le disque devient un fidèle compagnon.

16.comelade3- Pascal Comelade : Détail Monochrome (1984)
Comelade propose une musique minimaliste et rigolote, le plus souvent instrumentale. Avec accordéon et orgues mignons, appeaux et pipeaux, c’est une musique-jouet… et un jeu musical. Ce disque varie par ses résultats, mais un tout se tient grâce à l’écriture et la fraicheur.

4- Albert Marcoeur: celui où y a Joseph (1984) label frères.17.marcoeurx
« Albert Marcoeur, c’est comme Philippe Catherine, mais en bien ! » (Note de l’auteur). Des connaisseurs me diront, « oui, mais cela fait 10 ans qu’il fait cette même musique ». Oui, et ta soeur ? Nous sommes en 1984, combien de 68tards ont tenté l’impossible et combien ont tenté l’inavouable (Yes, PFM, Genesis, Santana, Iggy Pop, Julien Clerc, Serge Gainsbourg, Jean Tigana…). Ce que j’aime particulièrement avec cet album, au-delà des arrangements très originaux et très soignés, c’est le caractère presque Freudien que peut procurer ses titres. Lourde de honte dans Con que j’étais, touchante dans Joseph… Oui je m’explique pour la comparaison avec Catherine. Depuis la fin des années 90, s’est vu apparaitre une « nouvelle scène française » Texte intimistes, arrangements plus acoustiques, thèmes sur les p’tits tracas de tous les jours, nous ne sommes plus dans les batailles sardouesques. Et P. Catherine, s’inscrit dans la lignée « outsider décalé ». Écoutez donc cet album qui est Celui où y a Joseph ! Génial génie de Marcoeur, va !

Autre titre : Die Form – Sing Song – sur l’album « Es Lebe der Tod » (1987).

ANNEES 80, vous ETES BIEN SURS???

Mais voyons, puisque je te le dis! Qu’il est agréable de se tromper, et de se faire avoir (je parle évidemment en terme de culture musicale).

17.xtc1- XTC : the black sea (1980)
Issu de la vague anglaise entre le punk et la new-wave (the Stranglers, Talkingheads…) Cet album est dans la charnière entre leurs débuts (punk déjanté) et leur suite (new-wave mielleuse et mélodique). Le tout est inventif, précurseur de Blur, Supergrass, Bloc party, Franz Ferdinand, Arcade Fire… les mélodies sont accrocheuses, les rythmes simples et énervés, et voix d’ado pêchue du chanteur entraine la plupart à sauter partout !

2- Lenny Kravitz : Let Love Rule (1989)18.kravitz
Toujours de l’intérêt à la source! Kravitz, un symbole du retour de la black rock music dans les années 90, hit dans nos gueules avec« Are you gonna go my way ». Son 1er opus « Let Love Rule » affiche clairement un refus de prod’ 80 : Hendrixien, flower power, Sly n’ compagnie : c’est fou comme la touche synthétique, disco beat, hit à gogo et sucrerie-roudoudou mon Arthur disparait. N’était-ce pas lui qui conseilla à Prince de revenir à un son « pur », et de revenir aux racines de la black music ?

19.The cardiacs3- The Cardiacs: the little man and the house (1988)
Attention! Il y a 2 groupes “The Cardiacs”, et n’importe quel disquaire vous demandera : lesquels ? À vous de leur répondre : Les bons ! Et il vous répondra : « -Ah oui ! Les Cardiacs, les vrais ! Désolé, tout le monde en cherche, personne n’en trouve ». (Note de l’auteur : penser à écrire des sketches pou Thierry Lhermitte). Cet album est tout simplement somptueux ! Je ne connais personne l’ayant découvert m’annonçant : « c’est quoi cette merde ?! ». Il y a de la pêche, de l’humour, de la bonne humeur, du malaise, une sonorité étonnante. On se retrouve entre Zappa, Ska P, Pixies, Gentle Giant, sans savoir ce qui nous arrive. Ça fait du bien !!

4- Talk talk: Spirit of Eden (1988)20.talk talk
J’ai gardé spécialement celui-ci pour la fin: Talk Talk. Such a shame ! (oh il ya bien pire, faisons un tour dans le reste de l’Europe pour écouter?? Ouais…). Avec l’album prédecesseur, une cassure est déjà marquée. Où comment se tirer une balle dans le genou (commercialement parlant) pour prendre un merveilleux virage ? Retour vers les mixages profonds, aérés, sans contraintes de producteurs ! Ceux qui ont aimé le film « Into the Wild » risquent adorer, et ceux qui l’ont détesté : ils vont l’adorer deux fois plus ! Il s’écoute comme un voyage, en se laissant envahir, bercer, secouer, délaisser. Le problème avec l’ennemi, c’est que quand on apprend à sympathiser avec, il est capable de démontrer notre erreur et nous donner leçon !

Autre titre: Yazoo, winter kills (1983)

Voilà lecteurs farouches, dénudés, ou accroupis sur vos toilettes : trouverons-nous certainement que les albums sélectionnés ici sont pour des mélomanes avertis ? Mais c’est un beau panel madame: démontrant que malgré le tsunami variable et avarié, beaucoup d’artistes lèvent la tête et proposent autre chose, quelque soit l’époque.

Certes, il est à chacun de se remémorer ses années 80’s au niveau musical :
 Les alternatifs vont penser Husker DÜ, Black Flag, One minute men.
 D’autres Cyndi Lauper, Niagara, Samantha.
 Mais encore Gold, Début de soirée, Michael Jackson.
 Pour des loulous du classique Pierre Boulez, Pascal Dusapin, Philippe Glass
 Et puis pour des chevelus : Iron Maiden, Metallica, Anthrax
 Ou encore pour les baskets/casquettes: RunDmc, Public Enemy, Afrika Bumbaatta…

Mais les 20 disques proposés ci-dessus sont un défi sur la vitrine figée par notre regard sur les années 80. Et j’inviterai même à écouter n’importe quel disque dans son entièreté, ne serait-ce qu’un seul, comme à l’ancienne, façon 33 tours ou cd, pour nous rendre compte aussi à quel point notre système d’écoute, via internet et au mp3, a bien changé. Mais ceci est une autre histoire….

« Vous vous méprenez, les yeux revolver, ce n’est pas moi ! » (Alain Chantfort, le chanteur, pas le philosophe)

Yacine Synapsas.

P.S. : Sinon on peut toujours essayer :

21.culture club23.black coquin 22.boltonAllez les filles !!!