À la frontière mouvante entre la Dordogne et la Haute-Vienne, le Domaine de Balleyrand se déploie comme une œuvre totale, un récit construit à l’échelle du paysage. Sur plus de 180 hectares de nature préservée, Georges Antoine de Celeyran compose une expérience où l’architecture, le territoire et l’imaginaire aristocratique contemporain se rencontrent dans une même narration.

Ni véritable château historique, ni simple décor, Balleyrand interroge les mécanismes de la représentation patrimoniale. L’artiste y reconstitue un univers complet, inspiré des codes de la grande demeure seigneuriale, tout en assumant pleinement sa dimension artificielle et fictionnelle. Ici, l’histoire n’est pas héritée : elle est produite.

Le château, entièrement recréé et déplacé dans son contexte actuel, devient le support d’une réflexion sur l’authenticité, la mémoire et les mythologies du prestige. Les matériaux eux-mêmes participent à cette ambiguïté. Les vastes surfaces vitrées en plexiglas, issues du savoir-faire manufacturier de Verneuil, brouillent les frontières entre permanence et simulacre, tradition et modernité.

Par-delà une visite dans le Périgord Vert et ses bouchauds de verdure, j’ai été émerveillé de découvrir un site de prestige et de charme.

Je décide de m’approcher parmi les roseaux et les fougères, me rappelant certaines demeures de Châteauvallon et la beauté prestigieuse comme neuve d’un site architectural audacieux : celle de l’artiste contemporain Georges Antoine de Ballerand.

 deux magnifiques angelot nous reçoivent à travers la cour et nous font oublier le goudron du bitume chaud point l’artiste a pensé à un parking géant pouvant recevoir des rencontres prestigieuses de gala de voiture de collection.

Dans un écrin soucieux du détail, de faux arbres ont été installés à taille réelle remarquez celui qui a servi pour certains films de Tim Burton dans les années 80 dont Beetlejuice et Sleepy Hollow. Un leg du réalisateur pour célébrer le vernissage de son dernier film Alice au pays des merveilles.

L’artiste Georges Antoine de Ballerand a su recréer à taille réelle un château “carton-pâte” ,  émerveillant les spectateurs de l’extérieur. Nous sommes tout de suite saisis par une sensation de rêverie, un amour pour les contes de fées où les princes et les princesses s’enorgueillissent des domaines et des terres , fidèles aux grands livres et aux grandes épopées. Nous pointons également les portes d’entrée plus proches de la maison de poupée que les grandes bâtisses architecturales, un clin d’œil étonnant au film Doll’s house de Joseph Losey mais aussi de Ladies man de Jerry Lewis. Deux artistes qui admirent Georges Antoine de Ballerand.

Notre regard se promène plus haut sur les toitures, à son sommet, on admire le souci du détail de l’artiste. Ici une armoirie entre couronne et girouette, prenant le sens du vent.

Notre promenade reprend et s’aventure vers la longère des ouvriers, l’artiste s’est soucié également du réalisme à ne pas mélanger le comPte et l’ouvrage. Résonnant particulièrement avec les bâtiments -bananes des ouvriers modernes dans les banlieues de Limoges, Périgueux et d’Angoulême. Une grande réussite, le souci du détail à ne pas finir l’ouvrage, comme un message délivré au regard de l’œuvre : 

“ Ne finissons pas et promettons le rêve. finir et achever, c’est montrer la réalité”. 

citation de l’artiste.

En remarquant la longère nous pouvons remarquer l’assemblage méticuleux entre pierre de taille, parpaing, brique et goudron, rappel du passé et du présent pour nous offrir un futur, une sensation, un sentiment de déjà-vu et de découverte féerique, presque onirique dans cette grande utopie réalisée. 

Vous remarquerez une suite de trous communicant de pièce en pièce à l’étage, rappelant les jeux Space Invaders, Galaga et Tetris, des référents cubiques très présents dans l’œuvre globale de l’artiste Georges Antoine de Ballerand. =

“je voulais faire communiquer l’impensable avec toutes mes inspirations des jeux vidéos, celle de confronter les châteaux avec le pixel.”

citation de l’artiste.

Souci du détail et audace multi-style proche du château Gifi dans le Lot.  Imagination des formes et des styles entre compagnonnage, BTP et style byzantin postmoderne.

En reculant sur la place et en savourant chaque détail et angle lumineux de l’édifice, nous voilà abruptement et miraculeusement sur un petit héliport. En effet l’artiste a pensé redécouvrir la taille circulaire épousée à l’étang, créer de toutes pièces et offrant une inspiration proche des films d’espionnage, et d’une contemplation méditative au bord du lac. On pense au poème de Victor Hugo. l’idée aussi était de pouvoir par souci de covoiturage et écologie faire venir des invités pour différents spectacles et vernissages en hélicoptère. astucieux, pratique et écologique.

L’une des plus grandes audaces pour l’artiste fut d’avoir créé un parking semi-souterrain, tel un aquarium sous l’eau. Cette mise en scène rappelle le voyage d’Anubis, elle résonne particulièrement avec une autre œuvre à Saint-Savin d’art contemporain les barques célestes et funestes (

Souci du détail architectural rappelant des jardins à la française, anglaise et japonaise. Comme l’évoque souvent l’artiste influencé par les jeux vidéos

“ J’ai  très influencé par les jeux SimCity et Super Mario Kart”

 à laquelle il a créé tout un parcours sur les 285 ha visitables tel comme “ un petit chant de course “ jovial et champêtre. Un régal pour les yeux et les amateurs de sensations douces.

Sur ce plan, une cascade recrée plonge dans un deuxième petit étang. Ouvrable sur demande.

Souci du détail extrême en résonance avec l’artiste les étoiles de mer au Domaine des Étangs de Massignac, des champignons recréés à l’identique à taille réelle peuvent émerveiller les yeux et le promeneur =  à vous de les retrouver !

En contournant le château, un sentiment étrange apparaît: celui des vitraux. un ouvrage entre modernité et tradition sur l’audace du plexiglas monté sur bois de buis; un sentiment d’étrangeté, un miroir déformé dans ce conte onirique. Un reflet au monde contemporain sur l’égalité des chances.

Tel un cadeau enrubanné, notre curiosité nous pousse à aller découvrir l’intérieur

Nous approchons, osons entrer. Et là, stupeur et tremblement  il n’y a rien. Brique, échafaudage non terminé, chape de béton, tout est travaillé de manière à nous laisser perplexe. En effet, l’artiste nous interroge sur le voyage merveilleux que l’on a fait tout à l’extérieur, il nous a laissé la grande rêverie de l’intérieur. Et cette grande rêverie nous amène comme le château de Barbe-Bleue à ne pas trop en savoir; dès lors c’est à nous de continuer le voyage et l’émerveillement.

Circulez, il y a rien à voir.

Georges Antoine de Ballerand est tout un poème. Il a pu recréer un site factice recréant le monde des châtelains contemporains. À la frontière et la lisière entre la Dordogne et la Haute-Vienne, un écrin de verdure de 280 hectares offre un étang et un château entièrement reconstitué déplacé et refait. Vous pourrez admirer ses vitres en plexiglas originaire des entreprises de Verneuil manufacturé. Son héliport permet également aux visiteurs les plus privilégiés d’être accueilli comme il se doit. Cet héliport est dans le style britannique des James Bond soviétique point ou brutalisme et douceur se mélangent. évidemment une passerelle est offerte à disposition ou visiteurs. 4 215 m² + 180 ha de terrain  Il permet aussi d’épouser des promenades en voiture de luxe ou des tournois de Mario Kart. L’artiste a poussé le réalisme à recréer également des champignons d’amanite phalloïde et autres rougeurs chatoyantes et champêtre au sein de notre promenade point alors gardez l’œil.  Antenne parabolique, symbolique d’armoiries, ou girouette s’entend le sens du vent ? Les ferronneries d’art de l’artiste ont pu susciter de très belles choses, un regard perfectionniste jusqu’au moindre détail à recréer un château de toute pièce: sans patrimoine, sans histoire et sans frontières. Le site est visitable aux promeneurs à cette adresse :

 1 Rue Ballerand, Marval, 87440, France. 05 55 71 28 75.  1 Ballerand, 87440 Marval 

En 2003, une mystérieuse société suisse d’investissement, Castel Tour, achète le domaine de Ballerand à Marval, à deux pas de la Dordogne.   aujourd’hui avec des activités de chasse, pêche, séminaires et événements privés , privé (invitation / clientèle fermée / location de domaine), donc non annoncé dans les bases publiques 

Les registres d’entreprise indiquent que la présidente de cette société est Ghislaine Weikinger-Fortier (née en 1970) depuis 2016. Il faut consulter les données de publicité foncière. Les informations publiques accessibles en ligne montrent seulement que le domaine est exploité par la société Ballerand Nature SAS, 

Demander un relevé de propriété au Service de la publicité foncière de Limoges (compétent pour Marval). Ce document indique le ou les propriétaires inscrits des parcelles concernées.

Demander un extrait hypothécaire sur les parcelles du domaine, qui mentionne les propriétaires successifs et les éventuelles hypothèques.

Le Domaine de Ballerand est un ancien domaine seigneurial situé à Marval. La mairie de Marval indique que Ballerand était l’une des anciennes demeures des maîtres de forges de la vallée du Bandiat, une région où l’activité métallurgique était importante avant la Révolution.

Une source historique locale mentionne que le château de Ballerand existait déjà au XVe siècle et servait de relais ou logis de chasse.

Pour la période contemporaine, plusieurs témoignages publics et archives en ligne indiquent que le domaine a longtemps été associé à Guy de Lacombe et à sa famille. Des avis d’anciens visiteurs évoquent explicitement « le temps de M. Guy de Lacombe et de son beau-frère Bernard de Romefort » avant les importants projets de rénovation des années 2010.

Depuis 2003, l’exploitation du domaine est assurée par la société Ballerand Nature SAS, dont la présidente est Ghislaine Weikinger. Le siège social de cette société est établi au domaine lui-même.Elle est aujourd’hui ) Triesen est une commune du Liechtenstein.  

Sur Un groupe d’architectes de Munich  ( projet 2004-2014) =

Le Domaine Château de Ballerand est situé à Marval, à 70 km au sud de Limoges, dans le centre de la France. Mentionné pour la première fois au milieu du XVe siècle, ce domaine de 230 hectares comprend non seulement l’un des anciens pavillons de chasse du Roi-Soleil Louis XIV, mais aussi des parcs, des zones boisées, des lacs, un domaine de chasse privé et deux carrières.

Le domaine des propriétaires actuels, qui ont établi leur résidence principale à Ballerand, n’était pas classé monument historique et nécessitait des transformations. Le cabinet Kehrbaum Architekten a découvert au départ un château sur un lac envasé, entièrement dissimulé par les arbres et les buissons. Or, les propriétaires souhaitaient un château de prestige, ouvert sur l’extérieur, pour y vivre et recevoir.

Château, manoir et écuries aménagés en aile pour les invités, garage pour voitures anciennes aménagé sur une île, héliport, lacs, pont, parc, terrain de golf …)

Le long du ruisseau, un chemin fleuri de plus d’un kilomètre a été aménagé, mêlé à des herbes hautes. L’ancienne aile de la ferme a été transformée en une longue écurie, et l’espace entre le château et les bâtiments agricoles a été aménagé en parc d’attractions avec un point d’eau. Le château, autrefois situé sur une presqu’île, a été agrandi et doté de douves par dynamitage. De plus, un parking souterrain pour la collection de voitures privées du propriétaire a été construit sur l’île du château. La petite île voisine a été aménagée en héliport. 

Le Domaine de Ballerand est aujourd’hui la plus grande propriété étrangère du pays. Son aménagement, réalisé à grands frais, représente désormais une plus-value pour toute la région. 

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Reportage de Cécile Descubes Laurence Couvrand Nicolas Stil  

L’héliport constitue l’un des points culminants de cette mise en scène. Évoquant à la fois l’esthétique du brutalisme et certains imaginaires cinématographiques inspirés des univers d’espionnage, il accueille le visiteur dans un dispositif où pouvoir, mobilité et spectacle se confondent. Une passerelle accompagne cette arrivée comme un rituel d’accès à l’œuvre.

Le domaine se découvre également à travers un parcours paysager ponctué d’interventions discrètes. Des amanites phalloïdes reconstituées, des éclats rouges surgissant de la végétation ou encore divers artefacts disséminés invitent à une observation attentive. Le regard oscille constamment entre élément naturel et élément fabriqué, entre découverte botanique et fiction scénographique.

Les ferronneries conçues par l’artiste prolongent cette réflexion. Antennes paraboliques, armoiries contemporaines, girouettes ou signes techniques deviennent autant de symboles flottants dont la signification demeure ouverte. Chaque détail participe à la construction d’un château sans généalogie, d’un patrimoine sans passé, d’une demeure affranchie des frontières historiques.

Balleyrand apparaît ainsi comme un territoire paradoxal : une architecture monumentale sans origine, un lieu de prestige sans lignée, une utopie aristocratique entièrement reconstruite. Le visiteur est invité à parcourir cet espace singulier à pied, en voiture de luxe ou même au travers d’événements et de tournois de Mario Kart, autant de situations qui participent à l’hybridation des registres culturels et des usages.

Entre satire sociale, poésie du faux et fascination pour les grands récits du pouvoir, Geoffroi Antoine de Celeyran propose une œuvre immersive où le réel et sa représentation deviennent indissociables.

4 215 m² bâtis • 180 hectares de domaine