EVOLUTION OF WOOD BY HUMAN HAND
SCULPTURES BOIS
DE YACINE SYNAPSAS

La Promesse de l’aube est une série de quatre sculptures en bois massif.
Quatre blocs comme quatre étapes d’une mutation. Quatre états d’un
même corps traversé par le temps, l’urbanisation, la mémoire et la
disparition.
À l’origine : une masse cubique, lisse, presque architecturale. Une première
lueur, verticalité striée, serrée, qui évoque les gratte-ciel, les mégalopoles,
les banlieues dortoirs et les chantiers permanents du paysage urbain. Une
mémoire intime : celle d’un regard né dans les périphéries urbaines, entre
béton, promesse sociale et déracinement.
Puis la matière se referme. Le bois gonfle, se déforme, se désaxe.
L’intervention humaine devient moins autoritaire, moins contrôlée.
La sculpture abandonne la domination formelle pour laisser réapparaître
l’origine organique du matériau : l’aubier, les veines, les cicatrices, les
tensions naturelles du bois.
Comme si la matière revenenait elle-même, sa promesse.
Cette série s’inspire autant des mutations urbaines de l’après-guerre que
d’une mémoire familiale liée à la disparition des forêts d’Île-de-France :
« Avant, il y avait une forêt ici. » Ma famille disait cela en Banlieue.
La phrase agit comme un constat archéologique autant qu’affectif. Le
territoire moderne s’est construit sur l’effacement du vivant. Mais
aujourd’hui, un autre désir apparaît : celui du retour au sauvage, du
silence, de la campagne réinventée, de l’animal qui traverse soudain la
route. À travers ces sculptures, Yacine Synapsas interroge la trajectoire
paradoxale de l’évolution humaine :
Plus l’homme transforme la matière, plus il semble rechercher ce qu’il a
détruit.





















Exposition à Nontron
UNE ÉVOLUTION INVERSÉE
Les quatre pièces composent une progression visuelle proche d’une anamorphose ou
d’un diagramme évolutif.
La première sculpture est fortement travaillée : gouges, stries de tronçonneuse,
surfaces presque imperceptible, architecture maîtrisée.
Puis, oeuvre après oeuvre, la main se retire.
Le geste s’allège.
La forme redevient racine. La dernière pièce apparaît presque intacte, brute, laissée
dans son état originel.
Comme si l’évolution technique conduisait paradoxalement vers une réconciliation
primitive avec la matière.
Un fil rose évoquant le fil d’Ariane — peut relier les sculptures :
ligne temporelle, colonne vertébrale, connexion invisible entre mémoire humaine et
mémoire organique.
















RÉFÉRENCES & TENSIONS
L’oeuvre dialogue implicitement avec :
les schémas évolutionnistes de Darwin,
l’architecture verticale des métropoles contemporaines,
l’histoire industrielle européenne,
es usages du bois dans les anciens territoires forestiers d’Algérie,
la littérature de Romain Gary, dont le titre est emprunté au roman La
Promesse de l’aube.
Chez Gary, « la promesse de l’aube » désigne une promesse originelle que le
monde ne tient jamais totalement. Chez Yacine Synapsas, cette promesse
devient matérielle : celle du progrès, de la modernité, de l’habitat, de la
civilisation — puis de leur effondrement silencie
RÉvÉRENCES & DIMENSIONS
Essence = Bois brut de cèdre d’Algérie
Il était crucial de travailler le même arbre pour élaborer au plus prete une suite logique. Chaque pièce
est son numérotée à la page précédente.
Pièce N° 1 – La première lueur
Hauteur : 72 cm – Largeur : 77 cm – Profondeur : 23 cm – Poids : 65 kg
Pièce N° 2 – La jetée de tous les côtés
Hauteur : 83 cm – Largeur : 89 cm – Profondeur : 15 cm – Poids : 30 kg
Pièce N° 3 – Etude très serrée de l’amour
Hauteur : 71 cm – Largeur : 76 cm – Profondeur : 32 cm – Poids : 50 kg
Pièce N° 4 – La source
Hauteur : 80 cm – Largeur : 80 cm – Profondeur : 20 cm – Poids : 15 kg
Total Poids = 160 kg
Installation.
Mise au sol direct puis cale en cagette,
fil rose en laine de Berneuil*,
Cubes-gigognes d’installations cartonnés de couleur sable.
- d’infos = Voir la fiche technique.
Prix de vente = consulter l’agence, ne peut se vendre qu’en série complète.
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.